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Audace, une vertu à cultiver

Dernière mise à jour : il y a 3 heures

Le si j'étais (portrait chinois) de l'#interclubsanjou m'invite à m'interroger en profondeur sur ce qui m'anime. Vous savez, ces fameuses valeurs dont on parle tant et qui ne s'incarnent pas toujours. Et oui, une valeur pour qu'elle est du sens, il faut une action (ou plusieurs) concrètent qui l'incarne dans la vraie vie (sinon on parle de social washing et autre bullshit du même genre) !


Je voudrais vous partager aujourd'hui cette valeur qu'est l'AUDACE et qui m'anime au quotidien. Oui, cette prise de risque si magique comme l'illustre si justement le professeur, John Keating💖.


Vous vous souvenez du Cercle des poètes disparus ? John Keating face à ses élèves, debout sur ce bureau, les yeux brillants d'une conviction inébranlable ?

Il ne leur demandait pas juste de lire des poèmes. Non ! Il les APPELAIT à refuser la médiocrité, à rejeter cette existence anesthésiée que Thoreau dénonçait comme une « vie de tranquille désespoir ». Il brandissait Robert Frost et son chemin moins fréquenté comme un étendard de liberté.


Parce que OUI, choisir SA route, celle que notre société veut nous imposer, celle qui fait peur, celle qui vous ressemble VRAIMENT – ça change TOUT. Ça fait toute la différence dans une vie✨!


Carpe diem💪, nous dit-il. Pas pour consommer l'instant comme on dévore un dessert, non ! Pour OSER enfin. Pour choisir avec audace, même quand papa, maman, la société tout entière vous supplient de rester dans les rangs. Ses mots sont un pont direct entre le courage, la liberté individuelle et cette urgence vitale de suivre vos rêves. « Ils connaissent le chemin », murmure-t-il...


Ikigaï et audace un duo gagnant pour trouver le chemin de votre vie

Et c'est là que l'#ikigai entre en scène ! Prendre le temps de tracer votre ikigai personnel, c'est vous offrir une BOUSSOLE. Une étoile polaire pour naviguer dans le brouillard des décisions, pour savoir où poser le pied quand tout le monde vous crie d'aller ailleurs.


Keating défendait une vérité essentielle : les rêves ne sont PAS des futilités ! Ce ne sont pas des distractions pour enfants attardés. Ce sont des FORCES LIBÉRATRICES. Pendant que ses collègues y voyaient le germe du désordre, lui y percevait l'étincelle de l'émancipation. Il affirmait haut et fort que les mots, les idées, peuvent RÉELLEMENT changer le monde. Et ça, mes amis, ça légitime chaque once d'audace intellectuelle et créative que vous portez en vous !


Il martelait cette nécessité viscérale : trouvez votre propre VOIX. Même si le troupeau vous regarde de travers. Même si on vous traite d'illuminé, de rêveur, de « mauvais élément ».


L'acceptation sociale ne vaut RIEN si elle vous coûte votre authenticité. C'est exactement les propos du pirate aventurier, Pierre Mastalski, membre de l'AFCP (retrouvez un extrait de son intervention lors de l'événement #IMPULSER.


Ce que Keating nous enseigne, c'est un triptyque sacré : courage personnel, non-conformisme assumé, et cette responsabilité magnifique de « contribuer votre vers » à la grande pièce de l'humanité.


Alors je vous le demande : quel vers allez-VOUS écrire ? Quelle empreinte laisserez-vous ? La vôtre, ou celle qu'on attend de vous ?


Le chemin est là. Devant vous. Il n'attend que votre premier pas.

audace et ikigai le chemin vers vos rêves

L'audace, une boussole dans mon expérience personnel


Moi, je connais ce chemin moins fréquenté. Je l'ai EMPRUNTÉ.

J'avais 14 ans quand mes parents ont divorcé. Du jour au lendemain, me voilà responsable de mon petit frère et de ma grande sœur trisomique. La maison, les courses, les repas, le quotidien – tout reposait sur mes épaules d'adolescent. Ce don de soi que j'exprimais dans mes jeux de rôle, dans mes aventures arthuriennes où je sauvais des princesses imaginaires, je l'ai transposé dans la réalité.


Un de mes amis appelait notre maison "la maison du bon dieu". Vous imaginez ? À 14 ans, créer un foyer où chacun se sent bien. C'est là que mes valeurs se sont forgées dans le feu de l'adversité : altruisme, générosité, bienveillance, cette capacité d'aimer l'autre dans sa différence.


Et vous savez quoi ? prendre se chemin avec audace, plaisir et passion, même si l'adversité vous y pousse malgré vous, c'est un carburant pour soulever des montages.


De l'IUT de Paris V aux rédactions du Parisien / Aujourd'hui en France, en passant par mon stage chez Casus Belli, des imprimeries, à la scènes où j'anime aujourd'hui vos événements d'entreprise, j'ai tissé mon propre chemin. Chaque virage, chaque changement était une prise de risque. Mais c'était MA voie. Avec AUDACE, plaisir et envie de suivre mon chemin.


À 51 ANS, UNE NOUVELLE SCÈNE S'OUVRE

Et puis, il y a eu cette BASCULE. Ce moment où j'ai compris que toutes ces années, tous ces chemins empruntés n'étaient pas dispersés – ils convergeaient vers une ÉVIDENCE.

Trente ans de communication d'entreprise, vingt ans à la tête de mon agence, des milliers d'heures à questionner le "pourquoi" des entreprises... Et si MAINTENANT, je montais sur scène pour incarner ce message ? Pour VIBRER devant un auditoire et transmettre cette quête de sens qui m'anime depuis l'enfance ?


À plus de 50 ans, j'ai osé une NOUVELLE métamorphose.

Je suis devenu conférencier professionnel et maître de cérémonie. Pas par hasard. Pas par opportunisme. Mais parce que c'était le prolongement NATUREL de tout ce que j'avais construit. Membre de l'Association Française des Conférenciers Professionnels, j'ai rejoint une communauté exigeante qui vise l'excellence en tout temps.


Vous imaginez ? À 51 ans, remonter sur les planches devant mes PAIRS pour défendre ma vision, mes valeurs, mon "pourquoi". Certains auraient trouvé ça téméraire. Moi, j'y ai vu la suite LOGIQUE de mon audace de 14 ans, celle qui m'avait fait gérer une maison entière, celle qui m'avait poussé à quitter la sécurité pour créer ma boîte.


Ma conférence ludique sur l'assertivité, c'est MON GRAAL.

À 7 ans, je vivais des aventures arthuriennes dans mes livres dont vous êtes le héros. Je sauvais des princesses, j'incarnais des chevaliers de la Table Ronde. Aujourd'hui, ma quête n'a pas changé – elle s'est simplement INCARNÉE.


Sur scène, j'invite les équipes d'entreprise à se questionner : Pourquoi est-ce que je rentre en relation avec l'autre ? Comment puis-je défendre mon point de vue tout en respectant la différence ? C'est la même question que je posais à mes joueurs de jeu de rôle il y a 35 ans : "Pourquoi sauvez-vous la princesse ?"


Mais cette fois, ce n'est plus autour d'une table. C'est devant 50, 100, 200 personnes qui cherchent elles aussi leur ikigaï, leur boussole pour naviguer dans le chaos des relations humaines.


Le jeu est devenu mon outil stratégique.

Parce que le jeu crée du lien, fait tomber les barrières, permet aux relations humaines de s'épanouir naturellement. Ma conférence n'est pas une "boîte à outils du management" – NON ! C'est une invitation à prendre de la HAUTEUR, à explorer l'art de l'écoute de soi, l'harmonie intérieure, la confiance.


Je transforme les équipes en "joueurs relationnels" : fini les pions qui subissent, place aux stratèges qui s'affirment ! Une exploration joyeuse où chacun joue sa partition pour cultiver le SENS DE L'AUTRE sans s'oublier soi-même.


Et comme maître de cérémonie ?

Je donne le TON à vos soirées d'entreprise. J'orchestre vos temps forts avec cette même élégance que j'ai apprise en gérant des événements au Parisien, en coordonnant le festival Ludo'délire, l'interclubs anjou, en animant des centaines de projets. Je crée une ambiance conviviale et chaleureuse, j'assure cette transition harmonieuse entre les différentes parties de votre programme.


Parce qu'après trente ans à sublimer l'image des entreprises, je SAIS ce qui fait briller un événement. Je COMPRENDS les enjeux. Je RESSENS l'énergie d'une salle.

Cette transformation à 50 ans passés, c'est ma PREUVE que le chemin moins fréquenté ne s'arrête JAMAIS.


On peut toujours se réinventer. On peut toujours OSER. On peut toujours monter sur ce bureau, comme John Keating, et crier à la vie : "JE CHOISIS MA ROUTE !"


De l'adolescent qui gérait une maison à 14 ans, au communicant polyvalent, au chef d'entreprise, et maintenant au conférencier qui fait vibrer des auditoriums entiers – mon fil rouge n'a jamais changé : créer des passerelles entre les individus et donner du SENS à nos vies.


Ma passion du jeu, mon obsession du "pourquoi", ma quête de l'autre, mon refus du conformisme – tout converge sur cette scène où je me tiens aujourd'hui, VIVANT, VIBRANT, plus audacieux que jamais. Comme le chante si bien Sting "I am a english man in New York, I am a alien, a legal alien...".


Parce que contribuer son "vers" à la grande pièce de l'humanité, ça ne s'arrête pas à 30 ans, à 40 ans ou à 50 ans.

Ça continue. Ça évolue. Ça se TRANSFORME.


Et vous ? À quel âge allez-VOUS oser votre prochaine métamorphose ? Quand monterez-vous sur VOTRE bureau pour crier votre vérité au monde ?


Le rideau ne tombe JAMAIS pour ceux qui osent. Il se lève simplement sur un nouvel acte.

l'audace a du génie - goethe

"L'audace a du génie, de la force et de la magie, alors n'hésitez pas, faites le !" (Goethe)


L'authenticité, Sathe et Beauvoir...

L'existensialisme est un humanisme dixit Sarthe. L'idée que les êtes humains sont radicalement libres : nous surgissons d'abord dans le monde, nous nous définissons ensuite. Il n'existe aucune formule prédéfinie, aucun idéal auquel se conformer, aucun but à atteindre, pour pouvoir se dire "être humain". [...] On pourrait raisonnablement argumenter qu'un coupe-papier qui échoue à couper du papier n'en est plus un. Il a perdu son essence, sa raison d'être, ce qui lui donnait son nom. Cette situation est inenvisageable pour les êtres humains. Il n'y a rien que l'on puisse nous enlever pour que nous cessions d'être des humains [Ndl. quel que soit notre genre]. Il n(y a aucun élément qui soit constitutif de notre essence, car notre essence n'est pas fixe. Elle n'est pas prédéterminée par des forces extérieures ; nous la construisons tout au long de notre vie. [...] "l'existence précède l'essence".


Notre identité propre est à construire et à inventer. [...]

C'est bien beau de nous expliquer que nous sommes radicalement libres et que l'humanité entière compte sur nous pour user de cette liberté, mais il ne faudrait pas oublier que notre vie ne repose pas uniquement sur nos choix. Nous restons tributaire de notre environnement, de notre éducation, de notre état de santé etc. C'est sympa cette idée de liberté radicale, mais çà manque un poil de réalisme. [...] Nous sommes libre mais nous sommes aussi situé.e. Le propre de l'être humain c'est donc à la fois d'être doté d'une liberté radicale ET d'une facticité [Ndl. lire ci-dessous].


L'existentialisme de Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sarthe nous invite à vivre notre vie de manière active. A nous placer au cœur de nos choix. [...] A chercher toujours, qui nous sommes, ce que nous pouvons faire, ce qui nous coûte trop cher, et ce qui nous importe.


C'est un antidote contre le somnambulisme.[...] C'est une philosophie de l'éveil, de l'attention et de la responsabilité.

"Se vouloir libre, c'est aussi vouloir l'autre libre" Simone de Beauvoir dans son livre pour une moral de l'ambiguïté

[extrait du livre la philo c'est la vie de Gabrielle Pozzo di Borgo - édition Robert Laffont - 2024]


Bien comprendre la facticité de notre vie pour plus d'audace


Chez Sartre

Pour Sartre, la facticité désigne l’ensemble des « faits » qui nous composent et nous entourent : être né ici plutôt que là, être malade ou pauvre, avoir tel passé, tout cela pèse sur nous mais ne nous détermine jamais totalement. Le drame de la mauvaise foi, c’est justement de se cacher derrière cette facticité (« je n’y peux rien, c’est comme ça ») pour fuir sa liberté de choisir et de se transformer.​


Chez Simone de Beauvoir

Simone de Beauvoir reprend cette idée pour montrer comment les femmes sont prises dans une facticité particulière : un corps sexué, une éducation, des rôles sociaux qui les enferment, mais qui ne suffisent jamais à épuiser ce qu’elles peuvent devenir. Quand elle écrit qu’« on ne naît pas femme, on le devient », elle veut dire que, sur cette base de données factuelles, se construit, par la liberté et par les structures sociales, une identité féminine qui n’est pas prédéterminée une fois pour toutes.


Ce qui veut dire :

  • La facticité, c’est la « donne de départ » de la vie, ce qu’on ne choisit pas.​

  • La liberté, c’est la façon dont on joue cette donne, dont on transforme ou non ces contraintes en possibilités.​

  • Sartre insiste sur la liberté radicale malgré la facticité, Beauvoir montre comment cette liberté est prise dans des conditions concrètes (notamment pour les femmes) qu’il faut aussi changer collectivement.


Audace = oser sa liberté malgré la facticité. Risquer, c'est transformer contraintes en possibles, individuellement (Sartre : choix sans excuse) et collectivement (Beauvoir : émancipation sociale). Sans ce saut, pas d'authenticité.


Affirmer que la vraie liberté exige du courage pour transcender les contraintes données (corps, époque, sexe) sans s'y complaire en mauvaise foi. L'angoisse révèle cette liberté absolue, mais seule l'audace – ce vertige assumé devant le néant des possibles – permet de choisir et d'agir, transformant la facticité en projet existentiel.


C'est toute l'ambiguïté de notre vie.

 
 
 

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