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Pourquoi et comment j'invite le public a cultiver son assertivité ?

19 mars
5 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 sept.

"Communiquer sans se friter" Le cheminement de la conférence sur comment cultiver des relations humaines plus apaisées avec ASSERTIVITE — 1h à 1h30


L'OBJECTIF TRANSFORMATEUR

Prendre de la hauteur sur son rapport à l'autre. Comprendre le pourquoi de ses comportements relationnels. Et repartir avec une boussole intérieure : la confiance en soi comme socle de l'assertivité, et l'assertivité comme chemin vers des relations humaines plus sereines — au bureau comme ailleurs.


"Notre diversité n'est pas une menace, c'est notre force la plus précieuse." — Kofi Annan


LA DEMARCHE ETAPES PAR ETAPES

1. Un constat partagé

Je n'arrive pas avec des recettes. J'apporte un miroir. Nos relations au travail souffrent de forces invisibles. Ces forces nous affectent sans que nous les nommions. C'est précisément parce qu'on ne les voit pas qu'on ne peut pas les dépasser.


Pour rendre cela concret, je voyage dans le temps avec le public. Je suis guidé par Topana, un personnage fil conducteur qui traverse les siècles. Ensemble, nous mettons des mots sur trois mécanismes profonds qui sabotent nos relations. Ces mécanismes sont révélés à travers le regard de trois sociologues :

  • L'héritage familial et patriarcal qui a façonné notre confiance en nous (Edward Shorter).

  • Les contraintes sociales, matérielles et symboliques qui orientent nos comportements à notre insu (Dominique Desjeux).

  • L'accélération permanente du monde professionnel (Rosa Hartmut) qui court-circuite toute profondeur relationnelle.


À ce stade, dans la salle, les gens reconnaissent leur propre histoire. C'est exactement ce que nous cherchons — car on ne bouge que quand on se reconnaît.


cultiver son assertivité : le jeu de l'absurde pour vivre avec le corps l'absurdité de notre système
Crédit photo Arthur Corgier - Le JEU comme vecteur de lien social pour comprendre les mécanisme

2. De la compréhension à l'action

Une fois les freins nommés, je ne laisse pas le public dans le diagnostic. J'introduis trois philosophies. Ce ne sont pas des concepts abstraits, mais des outils directement activables le lendemain matin pour cultiver son assertivité au quotidien, au bureau.


  • L'Ikigaï : apprendre à s'écouter soi-même avant de prétendre écouter l'autre.

  • Le stoïcisme : clarifier son intention et n'agir que sur ce qu'on maîtrise vraiment. J'illustre cela avec le cas de Juliette et Hamed, une situation de vol d'idée en CODIR que tout manager ou salarié a déjà vécue ou craint.

  • Lao Tseu : se donner la permission de lâcher le regard de l'autre pour rester aligné avec soi-même dans la relation.


Trois philosophies. Trois postures. Trois outils concrets.


3. La confiance en soi comme socle

Ces trois clés convergent vers une seule révélation : la confiance en soi n'est pas une qualité innée. C'est le résultat d'un travail sur ses freins et d'un alignement avec ses propres valeurs. C'est elle, et seulement elle, qui rend l'assertivité possible. Savoir défendre son point de vue sans écraser l'autre, créer des passerelles plutôt que des murs.


C'est le message que chaque participant emporte avec lui.


4. Pourquoi je parle de tout ça ?

Si je vous parle de relations humaines avec autant de conviction, ce n'est pas parce que j'ai lu les bons livres. C'est parce que j'ai été formé par la vie, bien avant d'avoir les mots pour le dire.


À 14 ans, mes parents divorcent. Les deux quittent la maison. Du jour au lendemain, je me retrouve à tenir la maison : la nourriture, le ménage, les courses, le quotidien — et surtout, accompagner mon petit frère et ma grande sœur trisomique dans leur développement. Ce don de moi, je l'exprimais jusque-là dans l'imaginaire du jeu de rôle. Je le transpose alors dans la réalité, sans mode d'emploi, avec juste ce que j'ai : de l'altruisme et l'envie profonde que les autres aillent bien.


Je me perds sûrement un peu moi-même dans cette aventure. Mais quel plaisir d'accompagner, de voir grandir, de sentir qu'on compte pour quelqu'un. Un ami de l'époque appelle notre maison "la maison du bon dieu". Pas parce qu'elle est belle, mais parce qu'on s'y sent bien. Il y règne quelque chose de rare : une présence vraie à l'autre.


C'est cette période qui forge mes valeurs les plus profondes — altruisme, générosité, bienveillance. Et c'est elle qui répond à la question que tout le monde se pose devant cette conférence : pourquoi lui, pourquoi ce sujet, pourquoi maintenant ?


Parce que je sais, de l'intérieur, ce que ça coûte de se donner aux autres. Et ce que ça rapporte, infiniment, quand on le fait sans se perdre soi-même. C'est exactement ce chemin-là que je vous invite à explorer.


Le Jeu de l'Absurde : le fil rouge

Ce qui distingue cette conférence d'un exposé, c'est que le public ne reçoit pas les concepts — il les vit. Le Jeu de l'Absurde, que j'ai conçu spécifiquement pour cette conférence, jalonne chaque phase. Il fait vivre dans le corps ce que les mots expliquent ensuite.

  • Le Chapeau illustre notre individualisme et nos freins relationnels.

  • Le Rhinocéros fait ressentir physiquement l'accélération du système décrite par le sociologue Hartmut Rosa.

  • Le Rêve ouvre l'espace du lâcher-prise et prépare les esprits à recevoir les clés.


Le public expérimente le concept avant que je l'explique. L'intelligence du corps avant celle de la tête — c'est ce qui ancre le message dans la durée, bien au-delà de la salle.


Une conférence qui fait vivre ce qu'elle enseigne

Parce que l'assertivité ne s'explique pas, elle se ressent. Cette conférence est radicalement participative. Elle s'appuie sur "Le Jeu de l'Absurde", un dispositif ludique original pour faire vivre les concepts au corps, avant de les ancrer dans l'intellect.


Le non-verbal, la musique, l'humour et le jeu de rôle ne sont pas des animations accessoires : ils sont le message. L'authenticité du conférencier — présence scénique pleinement assumée, engagement personnel fort incluant son propre parcours de vie — crée un espace de confiance. Chacun peut se reconnaître et s'interroger sur un autre chemin des possibles.


LE CHEMINEMENT AVEC LE PUBLIC POUR CULTIVER SON ASSERTIVITE

Le point de départ, c'est un constat brutal : le monde marche sur la tête. J'entrouvre une réflexion sur un autre chemin des possibles...


DIAGNOSTIC — Point de départ

FREIN 1 — L'héritage qui nous façonne

Patriarcat, vécu familial, confiance en soi abîmée (Shorter)

Ce qui nous conditionne


FREIN 2 — Les normes qui pèsent

Contraintes sociales, symboliques, matérielles (Desjeux)

Ce qui nous emballe


FREIN 3 — L'accélération du système

Technique, rythme de vie surchargé, changement social permanent (Hartmut)


PRISE DE HAUTEUR — Comment s'en émanciper ?

CLÉ 1 — S'écouter soi-même

L'Ikigaï : trouver sa boussole intérieure


CLÉ 2 — Maîtriser ce qui dépend de soi


CLÉ 3 — S'affranchir du regard de l'autre

Lao Tseu : alignement et liberté intérieure


DÉNOUEMENT — La confiance en soi

Socle de l'assertivité → Mon parcours de vie pour comprendre qu'il serait souhaitable de créer des passerelles entre les individus pour donner du sens à nos vies !


 
 
 

3 commentaires

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Invité
02 juin
Noté 5 étoiles sur 5.

J'ai eu le plaisir d'assister à cette conférence lors d'Elevate et j'ai été particulièrement touchée par l'authenticité d'Alexis Desjeux.

Avec beaucoup d'humour, de bienveillance et de profondeur, il nous invite à regarder autrement nos relations aux autres et à nous-mêmes. Une conférence vivante, participative et inspirante qui rappelle que l'assertivité n'est pas une technique de communication, mais un chemin vers des relations plus humaines. 🤩👍


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L’idée d’assertivité évoquée dans le post rejoint directement la capacité à observer ses réactions dans des situations de tension. Après une discussion professionnelle un peu conflictuelle, j’ai revu un enregistrement de réunion pour analyser mon propre ton et mes gestes. Dans ce processus, j’ai utilisé movavi afin d’expérimenter l’effet inverser video sur certains passages. Cela m’a permis de “remonter” symboliquement mes réactions et de les observer sous un angle plus calme et détaché, comme si je pouvais décoder mes émotions en les déroulant à l’envers pour mieux comprendre mes automatismes.

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En réponse à

merci piter pour cette outil qui facilite la prise de conscience. Moi je suis en live, avec l'autre pour lui faire vivre une expérience qui fera peut-être en lui comme un miroir de son quotidien. voici une expérience ludique avec +100 personnes à #ELEVATE 2026 AFCP qui illustre mon intervention https://www.alexis-desjeux.fr/post/conference-entreprise-lebien-%C3%AAtreautravail-elevate-2026

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