Pourquoi et comment j'invite le public a cultiver son assertivité ?
- Alexis Desjeux

- il y a 5 heures
- 5 min de lecture
"Communiquer sans se fritter" Le cheminement de la conférence sur comment cultiver des relations humaines plus apaisées avec ASSERTIVITE — 1h à 1h30
L'OBJECTIF TRANSFORMATEUR
Prendre de la hauteur sur son rapport à l'autre. Comprendre le pourquoi de ses comportements relationnels. Et repartir avec une boussole intérieure : la confiance en soi comme socle de l'assertivité, et l'assertivité comme chemin vers des relations humaines plus sereines — au bureau comme ailleurs.
"Notre diversité n'est pas une menace, c'est notre force la plus précieuse." — Kofi Annan
LA DEMARCHE ETAPES PAR ETAPES
1. On part d'un constat que tout le monde reconnaît
Je n'arrive pas avec des recettes. J'arrive avec un miroir. Nos relations au travail souffrent de forces que l'on subit sans jamais les nommer — et c'est précisément parce qu'on ne les voit pas qu'on ne peut pas les dépasser.
Pour rendre ça concret et vivant, je voyage dans le temps avec le public, guidé par Topana, un personnage fil conducteur qui traverse les siècles. Ensemble, on met des mots sur trois mécanismes profonds qui sabotent nos relations sans qu'on s'en aperçoive à travers le regard de 3 sociologues :
l'héritage familial et patriarcal qui a façonné notre confiance en nous (Edward Shorter),
les contraintes sociales, matérielles et symboliques qui orientent nos comportements à notre insu (Dominique Desjeux),
l'accélération permanente du monde professionnel (Rosa Hartmut) qui court-circuite toute profondeur relationnelle.
À ce stade, dans la salle, les gens reconnaissent leur propre histoire. C'est exactement ce qu'on cherche — parce qu'on ne bouge que quand on se reconnaît.

2. On passe de la compréhension à l'action pour cultiver son assertivité
Une fois les freins nommés, je ne laisse pas le public dans le diagnostic. J'introduis trois philosophies, pas comme des concepts abstraits, mais comme des outils directement activables le lendemain matin, pour cultiver son assertivité au quotidien, au bureau.
L'Ikigaï d'abord : apprendre à s'écouter soi-même avant de prétendre écouter l'autre.
Le stoïcisme ensuite : clarifier son intention et n'agir que sur ce qu'on maîtrise vraiment — j'illustre ça avec le cas de Juliette et Hamed, une situation de vol d'idée en CODIR que tout manager ou salarié a déjà vécu ou craint.
Lao Tseu enfin : se donner la permission de lâcher le regard de l'autre pour rester aligné avec soi-même dans la relation.
Trois philosophies. Trois postures. Trois outils concrets.
3. Le dénouement : la confiance en soi comme socle
Ces trois clés convergent vers une seule révélation, et c'est là que tout s'assemble : la confiance en soi n'est pas une qualité innée que certains ont et d'autres pas. C'est le résultat d'un travail sur ses freins et d'un alignement avec ses propres valeurs. C'est elle, et seulement elle, qui rend l'assertivité possible — savoir défendre son point de vue sans écraser l'autre, créer des passerelles plutôt que des murs.
C'est le message que chaque participant emporte avec lui.
4. Pourquoi je parle de tout ça — ce que ma vie m'a appris
Si je vous parle de relations humaines avec autant de conviction, ce n'est pas parce que j'ai lu les bons livres. C'est parce que j'ai été formé par la vie, bien avant d'avoir les mots pour le dire.
À 14 ans, mes parents divorcent. Les 2 quittent la maison. Du jour au lendemain, je me retrouve à tenir la maison : la nourriture, le ménage, les courses, le quotidien — et surtout, accompagner mon petit frère et ma grande sœur trisomique dans leur développement. Ce don de moi, je l'exprimais jusque-là dans l'imaginaire du jeu de rôle. Je le transpose alors dans la réalité, sans mode d'emploi, avec juste ce que j'ai : de l'altruisme et l'envie profonde que les autres aillent bien.
Je me perds sûrement un peu moi-même dans cette aventure. Mais quel plaisir d'accompagner, de voir grandir, de sentir qu'on compte pour quelqu'un.
Un ami de l'époque appelle notre maison "la maison du bon dieu". Pas parce qu'elle est belle. Parce qu'on s'y sent bien. Parce qu'il y règne quelque chose de rare : une présence vraie à l'autre.
C'est cette période qui forge mes valeurs les plus profondes — altruisme, générosité, bienveillance. Et c'est elle qui répond, au fond, à la question que tout le monde se pose devant cette conférence : pourquoi lui, pourquoi ce sujet, pourquoi maintenant ?
Parce que je sais, de l'intérieur, ce que ça coûte de se donner aux autres. Et ce que ça rapporte, infiniment, quand on le fait sans se perdre soi-même. C'est exactement ce chemin-là que je vous invite à explorer.
Le Jeu de l'Absurde : le fil rouge qui fait tout tenir
Ce qui distingue cette conférence d'un exposé, c'est que le public ne reçoit pas les concepts — il les vit. Le Jeu de l'Absurde, que j'ai conçu spécifiquement pour cette conférence, jalonne chaque phase et fait vivre dans le corps ce que les mots expliquent ensuite.
Le Chapeau illustre notre individualisme et nos freins relationnels.
Le Rhinocéros fait ressentir physiquement l'accélération du système décrite par le sociologue Hartmut Rosa.
Le Rêve ouvre l'espace du lâcher-prise et prépare les esprits à recevoir les clés.
Le public expérimente le concept avant que je l'explique. L'intelligence du corps avant celle de la tête — c'est ce qui ancre le message dans la durée, bien au-delà de la salle.

Une conférence qui fait vivre ce qu'elle enseigne
Parce que l'assertivité ne s'explique pas, elle se ressent, cette conférence est radicalement participative. Elle s'appuie sur "Le Jeu de l'Absurde", un dispositif ludique original pour faire vivre les concepts au corps, avant de les ancrer dans l'intellect.
Le non-verbal, la musique, l'humour et le jeu de rôle ne sont pas des animations accessoires : ils sont le message. L'authenticité du conférencier — présence scénique pleinement assumée, engagement personnel fort incluant son propre parcours de vie — crée un espace de confiance où chacun peut se reconnaître et s'interroger sur un autre chemin des possibles.
LE CHEMINEMENT AVEC LE PUBLIC POUR CULTIVER SON ASSERTIVITE
Le point de départ, c'est un constat brutal : le monde marche sur la tête. j'entrouvre une réflexion sur un autre chemin des possibles...
DIAGNOSTIC — Point de départ ↓ D'où vient le problème ?
FREIN 1 — L'héritage qui nous façonne Patriarcat, vécu familial, confiance en soi abîmée (Shorter) ↓ Ce qui nous conditionne
FREIN 2 — Les normes qui pèsent Contraintes sociales, symboliques, matérielles (Desjeux) ↓ Ce qui nous emballe
FREIN 3 — L'accélération du système Technique, rythme de vie surchargé, changement social permanent (Hartmut)
PRISE DE HAUTEUR — Comment s'en émanciper ou prendre de la distance ?
CLÉ 1 — S'écouter soi-même L'Ikigaï : trouver sa boussole intérieure ↓
CLÉ 2 — Maîtriser ce qui dépend de soi Stoïcisme : agir avec intention, pas avec réaction ↓
CLÉ 3 — S'affranchir du regard de l'autre Lao Tseu : alignement et liberté intérieure ↓ Le dénouement
DÉNOUEMENT — La confiance en soi Socle de l'assertivité → mon parcours de vie pour comprendre qu'il serait souhaitable de créer des passerelles entre les individus pour donner du sens à nos vies !




Commentaires